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Tu sais que tu es surrégimé quand…

« Ne t’entraîne pas trop vite ». Cette phrase, simple, que presque tout coureur a entendu au moins une fois, résume à elle seule une catégorie d’athlètes un peu particulière. Jamais en reste, toujours à fond, souvent blessés et rarement satisfaits, ces coureurs n’aiment rien de plus qu’aller plus vite que la musique. Entre surestime et sous-estime permanentes, ils sont difficiles à suivre et rarement dans le bon ton : nous parlons bien des surrégimés.
Qui sont-ils ? Qu’est-ce que le surrégime ? Pourquoi le font-ils ? Pourquoi s’obstinent-ils ? Depuis plusieurs mois, le TRC a investigué ce sujet, véritable marronnier de l’athlétisme. Premier article d’une série consacrée au sujet aujourd’hui, destiné à vous faire comprendre les caractéristiques d’un surrégimé.
Tu sais que tu es un surrégimé quand…
Tu prends plus de récup pour faire des chronos impressionnants en séance.
Tu préfères les entraînements aux compétitions.
Tu as même peur des compétitions…
Tu n’es jamais content après une compétition.
Tu es « dossardophobe ».
D’aucuns t’appellent « le champion du monde de l’entraînement ».
Tu stresses avant une séance car tu sais qu’il va falloir « en mettre partout ».
Tu fais 9’30 au 3000 mais tu fais 15×400 en 1’07.
Il t’arrive de sauter un ou deux 400 (NDLR : à prononcer « KATSSAN ») pour « gicler » sur le dernier.
Il t’est d’ailleurs déjà arriver de terminer en 59′.
Pourtant, l’été en compét’ tu as fait 57′.
En fait, tout part sans doute du footing. La chauffe à 15 à l’heure, c’était peut-être pas une bonne idée.
Si tu ne connais pas de surrégimé, tu en es probablement un.
Tu as déjà dit la phrase suivante après une compétition « J’étais pas d’dans »
Pourtant le mercredi d’avant tu disais « Je me sens bien je vais en mettre partout »
Sur un 10 bornes tu as déjà annoncé que tu passerais le premier 5k en 16min40 et le deuxième en 16min20. Pourtant ton record au 5000m c’est 16min10.
Tu coupes ta saison le 15 juillet. Le 1er août tu fais déjà 10x300m VMA.
Le seuil tue. A imprimer sur les boîtes de Pegasus.
Ton objectif est d’être « chaud » le 1er septembre. En janvier tu es blessé.
Tu as déjà fait un test VMA qui te préconisait de faire 54 secondes au 300m. Mais tu persistes à les faire en 51 secondes.
De toute façon tu ne crois pas en ces tests.
Pour toi, mieux vaut « valoir » que « faire ».
Après avoir fait ton premier 1000m 20 secondes plus vite que prévu tu dis « Maintenant plus le choix » et tu continues à la même allure.
Ta chanson  préférée « Pas l’temps » de Faf Larage : « Pas l’choix faut y aller« .
Tu as déjà refusé un boulot pour pouvoir t’entraîner. Chômeur.
Tu restes derrière 95% de la séance mais tu finis chaque série en tête.
Tu es sur Strava.
Des accros à Strava en plein surrégime
D’ailleurs tout ce à quoi tu penses pendant la séance c’est au nom que tu vas donner à ta sortie.
Tu regardes ta moyenne kilométrique bien entendu.
Tu finis chaque entraînement contracté et lactique, même quand c’est une séance de recup.
Tu ne conçois pas une séance où tu ne finis pas allongé sur le sol, babines pendantes.
Sur un 200m en 25 secondes, tu dis « Je reconnais bien là mon allure 3000 ».
Tu connais un groupe de mecs qui font des footings de 20 bornes le samedi matin alors que leur plan prévoyait « un footing 30 minutes ».
En lendemain de VMA, on t’en propose une autre le soir même. Tu acceptes. Obligé.
Tu fais plus d’un marathon dans ta journée.
Tu « demandes le programme »
Tu fais du triathlon.
Tu vas plus vite à l’échauffement que sur les séries.
Tu n’avoues jamais que tu es « dans le dur ».
Tu fais du vélo le matin à la frontale et de la course à pied le soir.
Tu es victime du TFL ou « syndrome de l’essuie-glace« .
Tu ne comprends pas quand en séance, ton coach te crie sur le bord de la piste : PAS PLUS VITE ! (🤚🏽)
Tu veux être sur tous les fronts.
Tu n’aimes pas trop les régimes WeightWatchers.
Tu écris cet article. Il y a tant à dire que tu tombes forcément dans le surrégime.
Tu n’as pas compris cet article.
Tu es du TRC.
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