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Men In Black 3 : le dernier volet de la saga TRC commence sur les chapeaux de roue

Comme le laissait présager le titre, cet article va traiter d’extra-terrestres, d’un vieux qui continue de tout détruire sur son passage : Patrice Tommy Lee Jones Le Gall, de types vêtus de noir obligés de s’exiler en Bavière pour se faire oublier et d’un mec aussi classe que Will Smith : Yakoub Delhoum. De Munich à Brest, en passant par Rennes et Pointe à Pitre (NDLR : Maël Sicot, en vacances dans les DOM TOM, ne trouve rien de mieux à faire que de gagner une course locale devant notre ami Pierre Bureau, qui fait partie des meubles dans les Antilles), récit de ce week-end de lancement de la saison 2018-2019.

Même s’il y a encore de la marge avant de rentrer dans le vif du sujet de cette édition, elle s’annonce d’ores et déjà palpitante : sa préparation a en tout cas été réalisée avec le plus grand sérieux, on se méfie toujours du troisième épisode d’une série à succès, on ne voudrait pas faire une Bronzés 3.

Longue vie au Roi – Yakoub Delhoum vainqueur à TRC

Un coureur du TRC vainqueur à TRC (NDLR : Tout Rennes Court), cela apparaissait comme le minimum syndical, mais deux vainqueurs, là comme on dit dans le milieu de la course à pieds, « ça commence à causer ». Comme le veut l’usage, nous commencerons par adresser nos félicitations à notre leader technique et spirituel, Yakoum Delkhoub, qui s’impose dans sa ville natale sur 10km en 30.57. Tonitruant. Avec une coupe de cheveux à la Will Smith version Prince de Bel Air, « le Roi » est resté souverain sur ses terres, distançant son jeune concurrent Donovan Christien de quelques menues secondes. Au terme d’une accélération dans les derniers mètres qui aura eu le mérite d’expliquer au grand public la définition du mot « giclette », Delhoum s’en allait paisiblement récupérer sa couronne, sous les cris hystériques de ses supporters, cassant la ligne d’arrivée par un hommage à la célébration de Kylian Mbappé. Très habile pour séduire un jeune public et faire vendre des casquettes.

Attendu à l’arrivée par une foultitude de journalistes, Delhoum devrait dès la semaine prochaine apparaître en une du magazine américain Time, le consacrant comme le meilleur spécialiste de la PPG (NDLR : Pépégé – préparation physique générale) de sa génération. Et ce, quelques jours après qu’il ait subi de vives critiques sur son niveau réel sur le réseau social Strava.

Interrogé sur la perspective de figurer sur la couverture d’une des plus prestigieuses revues internationales, le Rennais s’est contenté d’un laconique « C’est bieng » avant de quitter la zone mixte en levers de genoux. Lunaire.

ROYAL

Xolinov retour gagnant pour le tsar

Des mois qu’on ne l’avait pas vu avec un dossard. Parti un an aux Etats-Unis dans le cadre de son métier d’informateur soviétique, Petyr Xolinov (NDLR : Pierre Xolin en français) a été contraint de revenir dans notre pays. Découvert et pourchassé par l’administration Trump, celui qui se fait appeler « Le Tsar » est néanmoins parvenu à dérober aux américains quelques-uns de leurs secrets les mieux gardés à propos de la course à pieds, se procurant des méthodes d’entraînement directement issues de Flagstaff Arizona, plus connue sous le nom de « Zone 51 du seuil ». Fort de ces informations, Xolinov n’a eu aucune peine à briller dès sa première course, se classant 6ème à Tout Rennes Court, dans un joli chrono de 32.04. « Je me sais poursuivi, faire moins de 32 aurait éveillé les soupçons » nous a-t-il brièvement soufflé à l’arrivée avant d’embarquer dans sa Moskvitch.

Autour de lui on retrouve des habitués de la performance en Bretagne, le jeune recordman junior du 1500 Maël Gouyette et l’inoxydable Christopher Yris.

Dourlens impose son régime totalitaire

Le nouveau sociétaire de l’UA Versailles (NDLR : après un mercato agité, le Stade Brestois a finalement accepté de laisser partir son steepler contre une somme rondelette, permettant ainsi de payer le salaire mirobolant de Romain Garrivier) avait à cœur de rappeler au public breton qu’il demeurait un homme fort de l’athlétisme local et d’envoyer un message fort à ses futurs adversaires franciliens. C’est chose faite et avec le manière pour « JD » qui se sera fait respecter sur le 5km, ruant dans les brancards et s’imposant pour la première fois en Ile et Vilaine, impressionnant le public par sa foulée puissante, forte des multiples shakers de protéines que l’ex Brestois continue d’engloutir dans les Yvelines. Interrogé par téléphone, son nouveau coach, Thierry Pelouse, gestionnaire du Fitness First de Versailles et ambassadeur MyProtein, s’est montré dithyrambique sur Dourlens et confiant pour la suite de la saison : « S’il continue à suivre son programme de prise de masse, il sera prêt pour les mondiaux d’haltérophilie en juin prochain ».

Le Gall taille patron, Le Paih fait le boulot

A Brest, pas de surprises sous la grisaille. Sur 5km le vainqueur 2016 Vivien Majorel reprend sa couronne au terme d’une fin de course maîtrisée, tout en accélération, suivi par un autre spécialiste du 800m, Alexandre Le Paih qui a lui aussi fait le boulot en haussant le rythme au meilleur moment, démontrant ses qualités impressionnantes de vitesse déjà bien connues par par les spécialistes du tartan. Marie Bouchard, récemment revenue des Etats-Unis s’impose quand à elle chez les féminines avec un nouveau record de l’épreuve à la clé (NDLR : moins de 16 minutes !), devant Laëtitia Bleunven en 17.19 ! Des performances que bien des hommes aimeraient réaliser. On applaudit.

Sur 10km, le « Kényan brestois » Patrice Le Gall n’a jamais aussi bien porté son nom. C’est peut-être LA performance de la journée mais avec Le Gall, on commence à s’habituer à l’exceptionnel. Passé sous les 14 minutes sur 5000m cet été, le voilà qui casse la barrière des 30 minutes au 10km (NDLR : 29.41 !), rejoignant ainsi une autre classe de coureurs. A seulement quelques encablures des coureurs des hauts plateaux et plusieurs mètres devant son ex-camarade de club Florian Caro dit « FloCaro », le spécialiste du macadam qui enquille depuis plusieurs mois la centaine de kilomètres par semaine. Le plus impressionnant, c’est peut-être qu’on sent que Le Gall a encore de la marge et peut aller titiller d’autres cimes cette année. Jusqu’à frapper un jour à la porte des Bleus ? Avec lui le groupe vivrait bien on vous l’assure.

Garrivier manque le sacre bavarois d’une dent

« Ça ne valait pas l’arrivée devant le Tara Inn » – Romain Garrivier

Regrets éternels pour l’aérien dentiste « Air Gé », récemment désigné par Air Jordan comme nouvelle égérie athlétique de la marque. Le Brestois, qui avait fait le choix douloureux de ne pas s’aligner à Brest Court, alors même qu’il faisait figure de principal favori après sa deuxième place en 2017 et la décision de Le Gall de courir le 10km plutôt que le 5, voyait son pari audacieux de courir en Allemagne se révéler gagnant. En tête à l’aune d’aborder les derniers mètres de la course dans le mythique stade Olympique munichois, Garrivier se voyait déjà français roi en Bavière et jubiler à l’instar d’un Franck Ribéry, ivre de bonheur et d’Oktoberfest. Oui mais voilà, alors que le public germanique huait copieusement le coureur du TRC, Garrivier n’entendit pas le retour brutal d’un jeune allemand, lancé à grandes enjambées derrière lui, galvanisé par les encouragements de ses compatriotes teutons. Horrifié en voyant le régional de l’étape lui passer devant, Garrivier tenta tant bien que mal de lui croquer un bout de mollet, sans succès. Au comble du désespoir, c’est déçu que le dentiste finit la journée dans un troquet munichois, le regard sombre et le cœur lourd. « Il ne s’en est jamais vraiment remis » nous déclara ce matin François Le Palud, son camarade de chambrée en Bavière. Selon nos informations, une rixe aurait éclaté à l’entrée d’un fast-food des bas-fonds de Munich hier soir. Impossible de la relier avec la présence de nos athlètes sur place pour l’instant.

Une bagarre aurait failli éclater entre notre coureur et la mascotte

 

Le Palud la joue à l’intox

Alors que depuis plus d’un an le Lanionnais se refusait à effectuer la moindre période de coupure, enchaînant les compétions les unes après les autres avec toujours la même réussite, remettant sans cesse en question l’adage selon lequel il n’y aurait « pas de temps fort sans temps faibles », cette fois-ci, « La Caisse » l’avait affirmé : ce semi-marathon serait la dernière échéance avant un mois de repos sportif. Bien mérité après avoir brillé sur cross, piste, route, vélo, duathlon et triathlon. En partenariat d’entraînement avec Fabien Prigent, le néo-boulonnais ne cessait de rivaliser de facéties en matière de seuil sur Strava, doublant les séances malgré un emploi du temps ultra-chargé, se réveillant aux aurores pour aller rouler et partant courir à l’heure où certains sortent tout juste de leur afterwork, Le Palud se présentait en exemple. Mais alors que la date du semi-marathon munichois approchait, la tension est montée du côté du solide triathlète. Au point qu’il décida de monter un stratagème pervers visant à maquiller son état de forme à ses coéquipiers. La première partie de cette odieuse machination fut de refuser de commander des frites lors d’un repas partagé entre les parisiens du TRC au Big Fernand, leur substituant une ignoble salade verte. Feignant de se soucier de son alimentation, il ira jusqu’à prétexter une gastro-entérite afin d’éviter un nouveau repas en compagnie de ses « amis ». Jouant la comédie, réalisant des footings « dans le dur à 6 au kilo », la manigance prit fin ce dimanche quand de son sabot, Le Palud martela le macadam munichois et impressionna la foule allemande en réalisant un superbe 1h12, plusieurs mètres devant son camarade Prigent. Beaux joueurs, nous saluons cette superbe performance. Quel coureur quand même…

Ils se disaient amis…

Fab P demande le programme

 

DEEEEEEMANDEZ LE PROGRAMME

Muni de chaussettes fournies par Strava ainsi que de caches-tétons également offerts par le réseau social suite à la certification du TRC, Prigent, qui reprenait la compétition après une longue absence, la faute à de multiples pépins physiques qui auront gâché sa saison estivale, avait à cœur de prouver qu’il faudrait une fois de plus compter sur lui cette année. Et, comme un symbole des caps franchis depuis le début de sa carrière, c’est sur semi-marathon que le coureur du TRC avait choisi de faire sa rentrée. Solide dans sa préparation, sérieux en séance, travaillant aux bonnes allures malgré des sparring-partners parfois un peu gourmands, « Fab P » avait les cartes en main pour faire un gros coup en Bavière. Nous avons déjà évoqué plus haut le sale coup réalisé par Le Palud dans le but de masquer son réel état de forme, mais il en fallait plus pour déstabiliser Prigent. Du moins jusqu’au dixième kilomètre. Alors en aisance, passant en 34.00, Prigent fût soudain pris d’une peur panique. Lui qui avait appris par cœur son schéma de course, eût un trou de mémoire au moment de saisir son ravitaillement, le mélangeant dans les allures et l’obligeant à s’arrêter sur le bas-côté de la route pour demander le programme à des spectateurs incrédules. « J’ai été pris d’une crise de stress que je n’explique pas. Je ne savais plus où j’étais. Je ne trouvais pas la paix, il me fallait demander le programme. »

Un peu plus loin dans le peloton, notre président Benjamin Raffard fût alerté du problème rencontré par son équipier et ne put poursuivre son effort sereinement, alors même qu’il revenait en trombe sur la tête de course, sur les bases annoncées de moins de 60 minutes… Quel dommage.

 

Nous reverrons tout ce beau monde à Taulé le 4 novembre, une course à nouveau diffusée en live par nos soins sur nos réseaux sociaux, avec Fabien Prigent aux commentaires. Be there.

 

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