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LE TRC DANS LA TOURMENTE

Depuis quelques jours, le monde de l’athlétisme français est sous le choc de « l’affaire Calvin ». La marathonienne française et son entraîneur et compagnon Samir Dahmani sont soupçonnés de s’être soustraits à un contrôle antidopage visant la spécialiste du demi-fond, élue athlète de l’année 2018 par la FFA… En stage au Maroc, Calvin ne s’est pas encore exprimée, alors que Dahmani est accusé d’avoir violemment repoussé les contrôleurs venus faire leur travail. 

Bien entendu, le scandale est énorme car il touche une figure de proue de l’athlétisme français, l’une des favorites du marathon de Paris qui se tient ce dimanche 14 avril. Beaucoup d’athlètes, de passionnés, de médias se sont émus et outrés de cette tricherie (qui à l’heure actuelle n’est pas encore avérée même si cela ne semble plus qu’une question de jours avant que la sanction ne tombe), certains journalistes ont tenté des sorties un peu hasardeuses pour la défendre sur les réseaux sociaux… On ne leur en tiendra pas rigueur ici, sans doute sont-ils sous le coup de l’émotion, ou peut-être ne savent-ils plus trop bien comment réagir face aux multiples révélations de dopage, dans un sport où il est vrai, seule compte la performance et la place de numéro 1. Peut-être qu’on s’exprimera plus en détails sur le dopage dans un autre article : à vous lecteurs de nous dire si vous voulez qu’on vous donne notre avis ou si vous préférez qu’on se le carre où vous pensez (c’est votre droit le plus strict). 

Mais pour que les choses soient claires on vous résume notre topo : le dopage c’est mal, et on demande une tolérance 0 pour ceux qui volent la place d’honnêtes et propres coureurs. Nous étayerons notre propos ci-après.

Car il existe un scandale beaucoup plus gros que celui de Clémence Calvin, qui pourrait terminer d’ébranler l’athlétisme non pas seulement français, mais international. 

Une affaire de dopage en bande organisée, qui s’est construite dans notre sein, à notre insu, dans l’ombre de nos instances dirigeantes et qui pourrait mettre en péril toute notre institution. C’est tout le Tempo Run Club qui pourrait s’effondrer.

Si le TRC est aujourd’hui dans la tourmente, c’est du fait de révélations faites par une source anonyme à la presse locale sur l’un de nos coureurs. Ce corbeau qui agit sous le pseudonyme de Roger Sabot, avait pour objectif de nous décrédibiliser en montrant que plusieurs de nos plus célèbres coureurs ne sont ni plus ni moins que des dopés, des chargés notoires faisant passer Lance Armstrong pour un enfant de coeur. En révélant ces noms, et plus particulièrement l’un d’entre eux, il pensait achever le TRC. Nous lui coupons l’herbe sous le pied en révélant, avant la presse, le fond de cette tricherie. Le TRC ne tolère pas le dopage et tient à le faire savoir. Les sanctions seront exemplaires.

Nous mettons en garde les lecteurs les plus jeunes : les paragraphes suivants peuvent heurter les âmes sensibles.

(CECI EST UNE PARODIE)

RG AU PILORI

Sa chute aux championnats de France de cross aurait du nous mettre la puce à l’oreille. Romain G, @rg.trc sur Instagram, sensationnel depuis le début de saison, impressionnant de facilité à chaque entraînement, se vautrant dans la boue lors de la course la plus importante de la saison hivernale ? Lui, vainqueur si facile du cross de Brest en décembre ? Lui, qui se permettait de décoller la boue collée à ses pointes en pleine course, et qui réattaquait derrière, bouche fermée, toujours plus fort ? La ficelle était trop grosse pour qu’on n’y voit pas la vérité : une tentative éhontée de se soustraire au contrôle antidopage qu’aurait impliqué sa victoire certaine. Et que dire de son « erreur de parcours » à l’Urbain Trail de Brest, alors qu’il avait course gagnée, avec plus de 100m d’avance sur ses concurrents ? Non, vraiment, c’était top gros, ça devait finir par se voir et se savoir. « RG », ostéopathe et dentiste, en vérité grand pharmacien du TRC, fournisseur exclusif de stupéfiants et médicaments illicites envers quelques-uns de ses partenaires, dont l’identité reste encore à définir. Selon les documents que nous avons pu nous procurer, à savoir des échanges de messages entre monsieur G. et plusieurs athlètes, qui seraient au nombre de 3, répondant aux pseudonymes de « La Plume », « Le Ratouss » et « L’Américain »… Une enquête est en cours pour découvrir qui ils sont réellement… 

Mais comment G. a-t-il bien pu tomber ? C’est une histoire en tout point semblable à celle de Clémence Calvin. Alors qu’il s’apprêtait à partir en stage sur l’île grecque de Mykonos, le coureur du TRC, lunettes Carrera sur le nez au volant de sa Golf, fût arrêté par un groupe de contrôleurs de la lutte antidopage, venus le cueillir à chaud, au sortir de sa séance dominicale au bois de Keroual. S’opposant vivement au contrôle, G. parvint, par la force, à s’extirper de ce qu’il a depuis appelé « un guet-apens ». Toujours hospitalisé, l’un des agents de l’Agence Française pour la lutte anti-dopage témoigne : « On a rien pu faire, il était bien trop costaud. Il visait les dents. J’y ai perdu une molaire. Il avait 3 valises avec lui, des seringues et une poche de sang dépassaient de l’une d’elles qui était sur la plage arrière du véhicule. Il avait oublié de fermer entièrement la poche. Sans l’appui du GIGN, je ne sais pas comment on aurait fait pour le choper »

En effet, lancé à toute vitesse sur la voie express en direction de l’aéroport, « RG », en pleine course-poursuite avec les services de police, tente encore de s’échapper via un hélicoptère qui l’attend sur le tarmac de l’aéroport Brest-Bretagne. Piloté par sa compagne, l’hélico devait, selon les informations récoltées par les services en charge de l’enquête, « être disponible à tout moment afin de servir d’échappatoire en cas d’extrême urgence ». Finalement rattrapé par 8 voitures de police, « RG » dont la Golf débridée roulait à plus de 180 km/h vitres ouvertes, fût maitrisé par un groupe de policiers, dépêchés sur place en express. Les valises, ouvertes, révélèrent plusieurs dizaines de kilos de produits dopants, de l’EPO aux stéroïdes anabolisants, ainsi qu’un maillot de l’OM en contrefaçon et un costume de Pikachu. Fin de partie.

QUELLES SUITES POUR CETTE AFFAIRE ?

Interrogés, les proches du coureur ont des avis divisés. Deux catégories émergent. Il y a ceux qui ne sont pas surpris : « Ça ne m’étonne pas, non » déclare ainsi Fabien Prigent, coéquipier très proche du coureur, « Est-ce que je l’ai vu faire ? Non. Mais il ne faut pas être bête, son histoire de boue aux championnats de France, ça montre que quelque chose n’est pas clair. Sérieusement. Moi ça fait plusieurs années que j’ai des doutes, là ça ne fait que les confirmer. Déçu ? Non, ça reste un ami, il ne faut pas confondre l’homme et l’athlète. Mais déçu pour mon sport, oui. On parle de Calvin mais ça c’est pire, même si ce n’est pas une vraie surprise. » Yakoub Delhoum (ça s’écrit comme ça), autre coéquipier du TRC, abonde dans le même sens : « C’est un chargé. On s’en doutait, on le savait, même si on ne le voyait pas lui, on voyait ses chronos ! À un moment on ne peut plus appeler ça du surrégime quand c’est tous les jours. Le cross de Brest ça m’a rappelé Armstrong dans le mont Ventoux, la même facilité. Aujourd’hui je me désolidarise complètement. Je ne cautionne pas. Encore moins le maillot de l’OM dans la valise. »

Les réactions de Vincent Kermarec et Justin Dourlens sont quant à elles plus suspicieuses. Déjà soupçonné lors de son voyage en Italie l’an passé et pour sa proximité notoire avec le controversé docteur italien Michele Ferrari, le premier s’est monté énigmatique : « Ce que je peux vous dire, pour avoir la conscience tranquille, c’est que je n’ai pas partagé que des parts de Pizza avec RG »

Quant au second, ses déclarations lui valent d’être actuellement auditionné par l’agence française anti-dopage : « Ouais fin moi aussi je prenais enfin je faisais comme RG ! Mais je ne savais pas. Il me faisait mes shakers. Je ne suis pas chargé ! Enfin je ne voulais pas l’être. Pas vraiment. Pas que je sache. »

Et puis il y a les surpris, en premier lieu son entraîneur, Benoit Nicolas : « Ça a été fait à l’insu de son plein gré ! » ainsi que la plupart des fans du coureur. Le président de son fan-club, Jean Charles Gencive était encore sous le choc quand nous l’avons eu au téléphone, hier « Je n’ai cessé de pleurer. C’est un cauchemar. J’ai appelé mes deux fils Romain et Garriv. J’ai des posters dédicacés dans le salon. Pour moi c’est inconcevable. Je suis fan depuis les premières heures, le passage sous les 4 minutes au 1500 j’y étais. Je ne peux pas me dire que mon héros n’était pas clean, je ne peux pas… (sanglots) »

Touché – Coulé

Charles Perrault, commentateur réputé sur la chaîne Tempo Run TV, s’est quant à lui fendu d’un live hasardeux sur Facebook où il explique que « le système » et « l’obsession de médailles et de paniers garnis » avait mené à cette débâcle, présentant finalement Garrivier comme la véritable victime de ce triste scénario. « Il faut bien qu’il mange le gars ! Il se sait attendu, partout, tout le temps. Tous les week-ends il y a un saucisson à gagner et on veut que ce soit lui. À un moment le gars il est humain, il ne peut pas. Qui n’a jamais triché parmi vous ? S’il y en a et bien ils sont surhumains et je leur tire mon chapeau. Moi j’ai triché ! Au Uno, plusieurs fois. Je planquais les cartes dans ma manche. Voilà c’est dit ! Ça fait de moi un monstre ? On devrait me couper la tête ? Moi je pense aux athlètes. Imaginez un peu si c’était Yakoub ! Vous imaginez les gamins ? Vous voulez briser leurs rêves ? Non je ne défends pas le dopage mais je demande le respect pour les athlètes ! RG qui est actuellement en cellule non mais vous imaginez ? On le traite en criminel. Qui nous dit qu’il est vraiment coupable ? Moi j’ai envie d’y croire, de croire. Non je ne sais pas tout, non je ne sais pas tout ! ». Alarmant.

L’avocat du TRC, maître François Le Palud, n’a pas quant à lui souhaité s’épancher sur l’affaire qui pourrait sonner le glas de l’équipe noire et blanche, se contentant d’un laconique « RG, ça RESTE du costaud ».

Alors quelles suites à donner à cette affaire ?

Le président du Tempo Run Club, BN RD, qui a toujours fait de la lutte contre le dopage l’une de ses priorités a été ferme : « La justice décidera d’une peine, tout ce que nous pouvons faire c’est l’alourdir. Et nous le ferons si nous jugeons que cela est nécessaire pour préserver notre sport des tricheurs. Mais avant toute chose, j’aimerais comprendre pourquoi on ne m’a pas proposé d’en prendre ! »

Allez plus sérieusement, rangez la trousse à pharmacie, vous babinerez moins si vous vous chargez.

Le TRC – TempoRunClean

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